Y aoundé a examiné les deux faces de la médaille du service public rendu au monde des affaires la semaine der nière. A l’endroit, elle porte des dysfonctionnements et sur le revers, des propositions pour donner le bon tempo à la marche de l’économie. Parlant des 65% de taux d’exécution de l’usine pharmaceutique de Meyo à Yaoundé IV, le Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute, a estimé que cette progression pouvait être plus importante, un an après la pose de la première pierre, si toutes les administra tions concernées avaient fait ce qu’on attendait d’elles. « On me signale qu’il y a encore des équipements en souffrance au port et d’autres éléments concernant d’autres dépar tements ministériels », a dit le PM. Ces propos du Premier mi nistre, le 13 octobre 2026 lors d’une visite d’un chantier à 580 milliards de F, ont résonné dans d’autres bouches à la 42e session du comité inter gouvernemental des hauts fonctionnaires et experts de l’Afrique centrale réunie à Yaoundé pour trois jours à l’initiative de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA). Tout au long de la rencontre, les entraves à la bonne santé éco nomique de la région ont défilé sur les affiches électroniques et les tables de travail. Des freins déjà connus qui ont trait à l’environnement des affaires : infrastructures ma térielles telles que les routes et immatérielles comme les règles des échanges. Comme pour l’usine de Meyo, tous les participants interrogés estiment que la résilience ne suffit plus. L’Afrique centrale doit aller plus vite et plus loin. Aussi, la rencontre a-t-elle ra fraîchi la liste des propositions qui permettraient par leur réalisation de passer d’une croissance constante à un développement productif qui inclue le maximum de personnes aux partages des fruits de l’économie. Il s’agit de mesures déjà entendues parfois. A l’endroit des Etats-membres, les experts recommandent tout d’abord la transformation productive et l’industrialisation. Les structures des économies en développement comme celle du Cameroun doivent valoriser la production natio nale et ajouter de la plus-value aux matières premières afin de réduire la dépendance aux exportations. Ce préalable doit s’accompagner de nombre d’autres mesures : du cré dit pour les entrepreneurs, donner du tonus aux plans régionaux d’industrialisation, mieux gérer la dette intérieure via le budget et rendre une meilleure justice… Mais aussi de sujets dont on parle moins souvent comme la culture de l’évaluation fondée sur les ré sultats afin de mesurer l’impact des réformes et d’améliorer la prise de décisi...
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